Celui qui ne change jamais de repère

« La tempête » épisode 4. Ceci a lieu dans un univers parallèle sur une planète égarée. Tout ce qui est narré ci-bas n’est que chimère et artifice, rêve, conte et forfanterie.
_ Chère amie, je me réjouis de partager cette soirée à disserter avec vous sur les façons que nous avons de nous divertir ensemble par des loisirs aussi réjouissant que l’écriture, les pensées et avis concernant le monde qui nous entoure, la culture sous toutes ses formes ou la dégustation de mets délicieux !
Etourdie par ces belles paroles et ne sachant pas vraiment où ce compagnon inattendu voulait en venir, Jeanne sourit courtoisement et le laissa parler. Assurément il avait meilleure mémoire qu’elle-même et se souvenait de papotages passés. Ils évoquèrent rapidement les derniers voyages et pays visités, abordages et missions réalisés depuis leur course corsaire commune. S’étant rencontrés dans la librairie, ils s’attachèrent plutôt à partager leurs goûts communs pour la lecture et l’art, la politique et les diverses manières de gouverner les peuples.
Lorenzo était ce qu’on appelle de bonne famille, il avait fait des études et connaissait du monde. Il avait ses entrées dans la société, parlait avec aisance des gouverneurs, de leurs frasques et de leurs petites affaires politiciennes. Il s’était établi à terre après seulement quelques années « éducatives » dans la marine.
Jeanne ne connaissait du monde que ce qu’elle avait vu en piratant et et ce qu’elle avait lu en voyageant. Elle s’était intéressée à l’art en entrant dans les églises par tradition, dans les châteaux en pirate et en fréquentant les artistes dans les tavernes. Quant à la politique elle s’y intéressait parce qu’on la subit, avant tout. Il lui fallait aussi connaître les lois, puisque son métier l’obligeait à les contourner.
_ J’emménage dans une nouvelle demeure à quelques lieues d’ici, les travaux me prennent tout mon temps libre entre mes voyages d’affaires, cependant… Il s’interrompit.
_ Oui ? dit Jeanne, l’encourageant à continuer.
_ Si l’on écrivait à quatre mains ? Demanda-t-il tout à trac. Je vous propose de commenter l’actualité. Notre connaissance et notre culture seront nos seules armes. Soyons attentifs à ce monde qui nous entoure, qui nous semble si familier et si étrange dans le même temps. Ecrivons-nous et publions nos mots.
_ Ça me plaît, répondit Jeanne.

« Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude, refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu » Pablo Neruda

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